Chapitre 2

 

 

 

Chapitre 2

Le début de l’aventure

L’aventurière traversa le village et utilisa le pont qui passait au-dessus de la rivière, qui séparait le hameau en deux.

Elle s’y arrêta quelques instants pour observer son reflet, l’esprit ailleurs, avant d’être ramenée à la réalité par la voix d’une petite fille :

« Madame ! Madame !

-Oui ? Lui répondit Roze.

- Vous allez sortir du village ?

-Oui en effet, pourquoi ?

-Mon chien s’est enfui, mais mes parents refusent que je sorte de Golden Road.

-Je vais jeter un œil pendant mon voyage, à quoi il ressemble ton chien ?

-C’est un labrador, il est trop mignon !

-D’accord, je regarderai, rassure-toi.

-Merci beaucoup Madame ! »

Alors quelle reprenait sa route vers la sortie du village, Roze réalisa quelle avait oublié de demander le nom du chien, mais la petite fille était déjà partie.

« Peu importe, des labradors perdus, il ne doit pas y en avoir des centaines. » Se dit-elle.

Laventurière quittait désormais la sécurité de son village pour saventurer vers des endroits quelle navait encore jamais pensé à explorer.

Sur la route des montagnes, elle passa par un autre pont, suspendu et derrière lequel ruisselait une magnifique cascade.

Alors quelle avançait sur les lattes du pont de bois avec prudence, elle regarda vers le bas pour admirer le paysage des landes qui soffrait à elle.

« Attention à ne pas tomber. » Lui conseilla une voix inconnue.

Roze redressa brusquement la tête, cherchant la provenance de ces paroles. Devant elle se dressait l’homme étrange de la bibliothèque.

« Tiens, c’est vous. Nous nous sommes croisés tout à l’heure. Lança Roze.

-Oui en effet. Que faites-vous ici toute seule ? Demanda l’homme en regardant la sacoche de la jeune femme.

-Ça ne vous regarde pas. Répondit-elle soudain méfiante.

-Bien. Puis-je vous accompagner dans cette quête qui ne me regarde pas ? » Demanda l’inconnu avec un peu de sarcasme.

L’aventurière réfléchit quelques instants, elle se disait que de toute façon, il n’allait pas rester indéfiniment, et que quand il partirait, elle pourrait continuer de chercher le dragon tranquillement.

« D’accord, si vous voulez. Lui dit-elle avec nonchalance tout en continuant d’avancer.

-Formidable ! Et je propose également de nous tutoyer si vous êtes d’accord. Dit-il en lui emboitant le pas.

-Oui, faisons comme ça. Quel est ton nom ?

- Je m’appelle Taurnil, et toi ?

-Moi c’est Rozaku.

-Enchanté. »

Alors qu’ils avançaient côte à côte, Roze jeta un œil discret à son mystérieux compagnon de route. Il possédait lui aussi une épée, mais bien plus imposante que la sienne.

Ce n’était pas étonnant, vu le gabarit du bonhomme. Il mesurait au moins deux mètres et avait les épaules bien larges, équipées d’épaulière en acier.

Sa longue cape et ses cheveux longs sombres lui donnaient des airs de chevalier noir.

L’aventurière profita d’être arrivée près d’une petite rivière pour y boire un peu.

« Nous devrions nous arrêter pour la nuit. » Proposa Taurnil alors que le soleil se couchait déjà, couvrant le décor d’une belle teinte orangée.

La jeune femme acquiesça d’un signe de tête avant d’aller chercher du bois mort pour faire un feu.

Elle avait l’habitude de dormir dehors à la belle étoile quand il n’y avait pas d’auberge à proximité.

Une fois le soleil totalement disparut et le feu allumé, l’aventurière déposa ses affaires et s’allongea dans l’herbe.

Taurnil en fit de même, en s’installant de l’autre côté.

Les deux compagnons s’endormirent dans le silence le plus total, et sans même se souhaiter une bonne nuit.

Le lendemain, la chaleur et les rayons du soleil sont venus réveiller doucement la jeune femme.

« Bien dormi ? » Demanda-t-elle à Taurnil tout en se relevant avec un peu de difficulté.

Elle ne reçut aucune réponse, alors elle se mit à le chercher du regard, mais il avait disparu.

Son premier réflexe fut de se diriger vers ses affaires. Heureusement sa précieuse épée était toujours en place, mais sa sacoche était ouverte.

Immédiatement, la jeune femme s’en saisit, et constata que le livre qui parlait du dragon n’était plus là.

En voyant cela, elle comprit un peu mieux les intentions de ce type qui lui semblait louche. Il cherchait le dragon lui aussi, et à la bibliothèque, il avait vu qu’elle avait trouvé le bouquin qu’il désirait, alors il a attendu le bon moment pour le voler.

Mais pourquoi faire bande à part ? Pensa Roze qui se dit qu’il avait peut-être de mauvaises intentions concernant ce dragon. Peut-être qu’il veut le tuer, ou le capturer ?

L’aventurière quant à elle, souhaitait simplement le voir de ses propres yeux.

Malheureusement pour Taurnil, le livre ne donnait pas beaucoup de renseignements, ils en étaient donc tous les deux au même point.

Alors qu’elle s’apprêtait à repartir après avoir repris toutes ses affaires, un petit individu poilu lui barra la route.

Il s’agissait d’un chien au pelage crème et à la langue pendue remuant la queue gaiment.

Immédiatement, Roze repensa à la petite fille de la veille qui disait avoir perdu son animal. Elle n’eut pas besoin d’essayer d’appâter la bête, car celle-ci semblait s’être prise d’affection pour l’aventurière.

Alors qu’elle allait caresser la tête du chien, un grognement effrayant retentit.

L’animal se cacha dans les jambes de Roze, pendant que cette dernière se mit à penser que c’était peut-être le fameux dragon de la légende, et qu’il n’était pas loin.

Il lui fallait alors continuer de s’avancer et de chercher de la hauteur, car c’était certainement là qu’il se trouvait.

La fille et le chien reprirent la route. Ils montèrent vers le haut des montagnes, heureusement le terrain était praticable et le cri ne semblait pas venir de loin.

Roze attrapa le chien par la peau du cou pour le hisser avec elle. Une fois en haut, la jeune fille était un peu essoufflée de son escalade.

Elle se redressa et aperçut au loin quelque chose qui semblait être un petit dragon vert.

L’incompréhension et la stupeur lui heurtèrent l’esprit. La légende parlait dans son souvenir d’un énorme dragon, crachant ses flammes, dévastant tout sur son passage. Peut-être l’histoire avait-elle était déformée avec le temps ? Après tout, il manquait tellement de page au livre.

« Alors c’est ça Yasuo ? » Souffla Roze légèrement déçue.

La bête grogna, l’air un peu vexée et pris la fuite en courant sur ses quatre pattes.

« Non, attends ! » Lui cria la jeune femme, mais c’était trop tard, la bête avait disparu.

L’aventurière n’avait plus qu’à faire demi-tour, elle se sentait un peu coupable, un peu stupide d’avoir tout gâché si vite, après tous ces efforts.

En jetant un coup d’œil au chien pour vérifier s’il allait bien, elle put voir que ce gros froussard s’était uriné dessus tant il eut peur du petit dragon, même s’il faisait la même taille que Roze, tout au plus.

Et puis, alors qu’elle reprenait le chemin en sens inverse, elle se demanda si le dragon avait réellement compris ce qu’elle avait dit.

En repassant devant la rivière près de laquelle elle avait dormi, elle remarqua des hommes armés vêtus de vestes déchirées sans manches et de bandana.

Elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit, qu’ils s’étaient déjà rassemblé autour d’elle.

Aucun doute, il s’agissait de bandits, Roze en avait affronté suffisamment pour les reconnaitre, mais cette fois-ci, ils étaient plutôt nombreux.

« Regardez les gars, elle promène son chien ! Lança l’un d’entre eux en riant.

-On pourrait en faire un tapis, mais la fille, on en fait quoi ? » Reprit un autre malfrat.

L’aventurière posa la main sur le fourreau de son épée, prête à dégainer, même si elle n’avait aucun plan.

Soudain, une secousse se fit ressentir, surprenant tout le monde.

Un des bandits regarda autour de lui pour en déterminer l’origine, puis poussa un hurlement.

« C’est quoi ce truc ?! Cria-t-il en reculant.

-Un gros lézard ! » Lança un autre.

Roze profita de cet instant pour s’écarter et reconnut le dragon vert de tout à l’heure.

Il était peut-être venu lui porter secours ? Dans tous les cas, la jeune femme profita du moment pour sortir son épée et attaquer ses ennemis.

Elle asséna un violent coup d’épée à lun des bandits, ce qui lui fut fatal.

Pendant ce temps, le chien faisait de son mieux en mordant le mollet d’un autre, tandis que le dragon se servait de ses griffes pour attaquer d’autres malfaiteurs.

Les quelques brigands qui avaient réussi à s’en sortir prirent la fuite.

Roze s’approcha lentement de la créature verte. 

« Tu es revenu pour m’aider ? Merci. Tu n’es pas aussi grand que je l’imaginais, mais tu cries fort ! » Lui lança-t-elle amicalement.

Il répondit d’un signe de la tête. Puis l’aventurière profita d’être de nouveau ici pour aller se reposer dans l’herbe.

Épuisée, elle s’endormit presque instantanément et fit un rêve étrange dans lequel une voix masculine inconnue vint lui parler.

« Je m’appelle Yasuo, je suis victime d’une malédiction, je t’en prie accompagne moi, aide-moi. »

À cet instant, la femme se réveilla en sursaut. Le chien était couché à ses pieds, et le dragon était assis devant elle, il l’observait.

« Est-ce que tu peux parler ? » Lui demanda-t-elle.

Il émit un grognement triste en guise de réponse, comme s’il aurait aimé pouvoir. Cependant, il semblait la comprendre.

Roze s’accroupit devant lui. 

« Je ne sais pas si c’était juste un rêve étrange, mais je ne sais pas comment je pourrais t’aider. Alors, voyage un peu avec moi, j’aviserai. »

Le dragon semblait d’accord. Mais l’aventurière n’avait aucun objectif concret. Elle ne voulait pas l’abandonner en sachant que Taurnil le traquait peut-être, et elle ne pouvait pas revenir au village avec lui comme ça.

Comment les gens réagiraient-ils en le voyant ?

Elle décida simplement de continuer à se promener en cherchant une solution.

Alors qu’ils marchaient tous les trois, Roze remarqua une petite route barrée par un éboulement.

Elle entreprit alors de pousser les pierres avec l’aide de Yasuo pour pouvoir passer.

On y voyait maintenant un peu plus clair, en effet, avec les pierres, on ne distinguait pas très bien qu’il pouvait y avoir un sentier à cet endroit.

« Allons par-là. » Dis-la jeune femme à ses compagnons, avant d’emprunter le sentier boisé.

***

 

Chapitre 2

 

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